Dans un premier temps, nous nous restreindrons, afin de rendre plus lisible le déroulement des calculs, au cas du train de marches en phase dans la limite unilatérale définie formellement par d+ = 0 et
d-
+
.
Dans cette limite, les équations [
] et [
] se réduisent à :
Nous avons défini un paramètre
qui caractérise l'écart par rapport au seuil de l'instabilité :
.
|
(C.3) |
| x = |
, | t = |
(C.4) |
Nous avons de plus vu que dans le régime non linéaire (c'est-à-dire lorsque les non-linéarités deviennent pertinentes), l'amplitude du méandre
est d'ordre
et le taux de couverture u d'ordre
.
Afin d'exprimer explicitement leurs comportements d'échelle dans les équations, nous définissons H et U, quantités d'ordre un telles que
=
H et
u =
U.
Nous travaillerons de plus avec des variables adimensionnées en renormalisant le temps par
/D et les variables spatiales par
.
Afin d'extraire, des conditions limites [
] et [
],
le comportement d'échelle de l'amplitude du méandre, nous effectuons de plus le changement de variable :
= z -
(x, t).
Le méandre étant en phase, dans la suite, nous omettrons l'indice m des marches.
Pour simplifier la présentation des calculs, nous avons défini :
| = | = , |
(C.5) | |
| = | (C.6) | ||
| = | 1 + ( |
(C.7) | |
| = | , |
(C.8) | |
| = | (C.9) |
La conservation de la matière [
] sur les terrasses s'écrit alors :
Aux marches, la relation de Gibbs-Thomson à
= 0 et la condition d'annulation du flux à
= 1 prennent la forme :
La conservation de la masse aux marches (Eq.[
]) s'écrit quant à elle :
En faisant l'hypothèse que les fonctions U et H sont analytiques en
, on peut les exprimer sous forme de développement de Taylor :
La procédure est maintenant de résoudre les équations [
] à [
] aux ordres successifs en
.
À cet ordre, l'équation [
] s'écrit :
|
|
(C.16) |
] et [
] apportent deux conditions permettant de déterminer les constantes
À partir de l'équation [
], nous trouvons
que U(1/2) obéit à l'équation inhomogène suivante :
|
|
(C.17) |
|
U(1/2) = a(1/2) |
(C.18) |
a(1/2) = - .
|
(C.19) |
] et [
] :
| A(1/2) | = | ( |
(C.22) |
| B(1/2) | = | - |
(C.23) |
] est, à cet ordre, compatible avec l'expression de la vitesse de la vitesse moyenne des marches :
V =
À cet ordre, U(1) obéit à :
| = | |||
| |
|||
| = | a(1) + b(1) |
(C.24) |
|
U(1) = |
(C.25) |
| a(1) | = | ||
| (C.26) | |||
| b(1) | = | (C.27) |
] et [
] :
| U(1)( |
= | B(1) = - |
(C.28) |
| = | |||
| = | |||
| - |
(C.29) |
] conduit à l'équation d'évolution suivante pour H(0) :
En substituant U(1) et U(1/2) par leurs expressions respectives, on s'aperçoit que les termes contenant
H(1/2) s'annulent exactement, conduisant à une expression fermée pour l'équation d'évolution de H(0) :
En revenant aux variables physiques, on obtient l'équation suivante décrite au chapitre
:
|
(C.33) |